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Glossaire

Géorepérage (geofencing)

Le géorepérage consiste à définir un périmètre géographique et à déclencher une action quand un appareil y entre ou en sort : appliquer une règle, envoyer une alerte, bloquer une application. Sur une flotte mobile, c'est une condition de conformité parmi d'autres, utile pour les terminaux rattachés à un site mais vite contre-productive quand elle sert à surveiller des salariés.

Comment ça marche

Un périmètre se définit par un point et un rayon, ou par un polygone tracé sur une carte. L'appareil compare sa position à ce périmètre et signale les franchissements. Android expose une API de géorepérage native, avec une limite de 100 périmètres par application et une précision qui dépend du mode de localisation activé. iOS raisonne en régions surveillées, plafonnées à 20 par application, et réveille l'application sur franchissement.

La position vient de trois sources qui ne se valent pas. Le GPS donne quelques mètres mais consomme et ne fonctionne pas en intérieur. La triangulation cellulaire donne plusieurs centaines de mètres. Le Wi-Fi, souvent le plus fiable en entrepôt, donne une précision correcte dès que les réseaux environnants sont connus. D'où une règle de terrain : un périmètre de moins de 200 mètres produira des franchissements fantômes.

Côté MDM, le géorepérage s'exprime rarement seul. Il sert de condition dans une politique de conformité : à l'intérieur du site, l'application de production est disponible et l'appareil garde l'accès au Wi-Fi interne ; à l'extérieur, l'application se verrouille ou l'appareil est signalé.

Pourquoi c'est important pour une flotte

Les cas qui marchent vraiment sont ceux où l'appareil n'est pas censé quitter un lieu. Une tablette de salle de réunion, un terminal de caisse, un scanner d'entrepôt, un iPad de borne d'accueil : une sortie de périmètre est alors le signal précoce d'un vol, des heures avant que quelqu'un constate l'absence du matériel.

Sur un téléphone confié à une personne, la question change de nature. En France, le suivi de géolocalisation des salariés relève du RGPD et de la doctrine de la CNIL : finalité précise, information individuelle, consultation des représentants du personnel, durée de conservation courte, et interdiction du suivi en dehors du temps de travail. Un géorepérage posé sans ce cadre expose l'entreprise bien plus qu'il ne la protège. Et sur un appareil personnel en BYOD, la localisation n'a simplement rien à faire dans le périmètre du MDM.

Ajoutez une limite technique : sans position, pas de règle. Un appareil dont l'utilisateur coupe la localisation, ou qui passe deux jours dans un sous-sol, sort du dispositif sans alerte utile.

Comment Appaloosa le gère

Appaloosa traite la localisation comme un signal de conformité et non comme un outil de surveillance : vous l'activez sur les appareils d'entreprise qui le justifient, avec le mode perdu pour retrouver un terminal disparu et l'effacement à distance en dernier recours. Les contrôles qui protègent réellement un appareil sorti de son site restent le verrouillage kiosque, les applications obligatoires et les règles de conformité décrites sur la page gestion des appareils mobiles.

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Questions fréquentes

Le géorepérage des téléphones de salariés est-il légal en France ?
Il l'est sous conditions strictes. Il faut une finalité légitime et précise, l'information des personnes, la consultation des représentants du personnel, une durée de conservation limitée et l'arrêt du suivi hors temps de travail. La CNIL a sanctionné des employeurs pour un suivi permanent ou disproportionné, donc documentez le dispositif avant de l'activer.
Quelle précision attendre d'un périmètre en entrepôt ?
Comptez plusieurs dizaines de mètres au mieux, et sans GPS en intérieur la position repose sur le Wi-Fi environnant. Un périmètre de moins de 200 mètres produira des entrées et sorties fantômes. Pour verrouiller un terminal à un poste, le rattachement à un réseau Wi-Fi donné est plus fiable qu'un rayon sur une carte.
Que se passe-t-il si l'utilisateur désactive la localisation ?
La règle cesse d'être évaluée. Sur un appareil entièrement géré, le MDM peut forcer l'activation de la localisation et signaler toute désactivation comme non-conformité. Sur un appareil personnel, il faut accepter que ce contrôle ne soit pas tenable.