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Glossaire

Shadow IT

Le shadow IT désigne les applications, services cloud et appareils utilisés dans l'entreprise sans validation ni visibilité de la DSI. Sur mobile, il prend une forme précise : des applications installées depuis une boutique publique pour combler un besoin métier réel, qui transportent des données professionnelles dans des comptes que personne ne peut révoquer.

Comment ça marche

Le shadow IT mobile naît presque toujours d'un manque. Une équipe commerciale a besoin de signer un document, alors quelqu'un installe une application de signature gratuite. Des techniciens doivent partager des photos de chantier, alors un groupe WhatsApp se crée avec le nom du client. Un service achat a besoin de convertir un PDF, alors le fichier part sur un site web qui le garde.

Trois vecteurs dominent. Les applications grand public installées sur un appareil professionnel non géré. Les comptes personnels utilisés sur des applications professionnelles, en particulier le stockage en ligne, qui font sortir les documents du périmètre de l'entreprise sans qu'aucune règle ne soit violée techniquement. Et les appareils personnels non enrôlés qui lisent la messagerie d'entreprise.

La détection n'est pas mystérieuse. L'inventaire d'applications remonté par un MDM sur les appareils enrôlés donne la liste réelle de ce qui tourne. Les journaux du proxy ou d'un CASB montrent les services cloud contactés. Le fournisseur d'identité montre les applications tierces auxquelles des utilisateurs ont accordé un consentement OAuth, un angle mort fréquent. Ce qui ne se voit pas, en revanche, c'est ce qui se passe sur un appareil qui n'est dans aucun inventaire.

Pourquoi c'est important pour une flotte

Le risque n'est pas l'application en soi, c'est la perte de réversibilité. Quand un collaborateur part, vous fermez son compte Microsoft et son accès VPN. Vous ne fermez pas le compte gratuit qu'il a créé sur un outil de prise de notes où il a recopié des comptes rendus clients. Côté RGPD, ces traitements n'existent dans aucun registre et aucun contrat de sous-traitance ne les couvre.

L'erreur de réaction, c'est l'interdiction sèche. Bloquer l'application la plus utilisée sans proposer d'équivalent ne supprime pas le besoin, il le déplace sur le téléphone personnel, là où vous ne voyez plus rien. Les déploiements qui réduisent vraiment le shadow IT commencent par lister ce que les gens utilisent, comprendre pourquoi, et publier une alternative dans un catalogue officiel.

Un indicateur simple à suivre : le délai entre une demande d'application et sa mise à disposition. Au-delà de quelques semaines, les équipes se débrouillent seules. C'est mécanique.

Comment Appaloosa le gère

Appaloosa donne les deux moitiés de la réponse. La visibilité d'abord : l'inventaire des applications installées sur chaque appareil enrôlé, avec des règles de conformité qui signalent ou bloquent les applications interdites. L'offre ensuite : un app store d'entreprise qui réunit les applications publiques via managed Google Play et Apple VPP et vos applications internes, affectées par groupe, avec configuration gérée et retrait en une action. Le périmètre est décrit sur la page gestion des applications mobiles.

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Questions fréquentes

Comment savoir quelles applications non validées tournent sur la flotte ?
L'inventaire d'applications d'un MDM liste ce qui est installé sur chaque appareil enrôlé, y compris dans le profil professionnel Android. Croisez-le avec les journaux de votre proxy pour les services cloud et avec les consentements OAuth de votre fournisseur d'identité. Les appareils non enrôlés restent invisibles, ce qui est déjà une information.
Faut-il interdire les applications grand public sur les téléphones professionnels ?
Interdire sans alternative déplace le problème sur les appareils personnels. La méthode qui fonctionne consiste à publier dans un catalogue officiel un équivalent de ce que les gens utilisaient, puis à restreindre. Sur un appareil entièrement géré, vous pouvez limiter les installations au seul catalogue d'entreprise.
Le BYOD aggrave-t-il le shadow IT ?
Il le rend plus difficile à voir, pas forcément plus important. Un profil professionnel sur Android ou un enrôlement utilisateur sur iOS vous donne l'inventaire et le contrôle des applications professionnelles sans toucher à la partie personnelle. C'est préférable à un accès non géré à la messagerie, qui ne vous donne aucune visibilité.