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Glossaire

Accès conditionnel

L'accès conditionnel consiste à accorder ou refuser l'accès aux ressources de l'entreprise selon des conditions évaluées à chaque connexion : l'identité de l'utilisateur, la conformité de l'appareil, l'origine de la demande et son niveau de risque. Au lieu d'un mot de passe qui ouvre tout, chaque tentative est jugée séparément.

Comment ça marche

Une règle se lit comme une phrase : si cet utilisateur, sur cet appareil, depuis ce pays, demande cette application, alors j'autorise, je bloque, ou j'autorise avec une preuve supplémentaire. Les signaux viennent de plusieurs sources. L'identité fournit le compte et ses groupes, généralement depuis Microsoft Entra ID. L'appareil fournit son état de conformité, remonté par le MDM : chiffrement actif, système à jour, absence de jailbreak, code de verrouillage défini. Le réseau fournit l'adresse IP et le pays.

Le verdict est rarement un refus sec. La plupart des règles réclament plutôt un supplément : authentification multifacteur, navigateur géré, session qui expire plus vite. Microsoft a introduit l'accès conditionnel avec Azure AD Premium et continue de l'étendre, et depuis 2024 l'éditeur impose progressivement le multifacteur aux connexions d'administrateurs sur ses propres portails, ce qui indique la direction prise par les réglages par défaut.

Pourquoi c'est important pour une flotte

Un mot de passe volé suffisait autrefois à lire une boîte mail depuis un portable situé à l'autre bout du monde. L'accès conditionnel casse ce scénario : la demande doit aussi provenir d'un appareil que l'entreprise connaît et à qui elle fait confiance. C'est le retour sur investissement d'un déploiement MDM que les équipes sous-estiment le plus.

La mise en place demande de la prudence. Des règles raisonnables sur le papier bloquent le directeur financier dans un aéroport, et une politique mal délimitée peut verrouiller les administrateurs censés la corriger. Gardez toujours un compte de secours exclu des règles, passez chaque nouvelle politique en mode rapport avant de l'activer, et écrivez à quoi elle sert. Six mois plus tard, personne ne s'en souvient.

Une limite à reconnaître : la conformité d'un appareil ne vaut que par la fraîcheur de la donnée. Un appareil dont le dernier contact remonte à quatre jours est affiché conforme alors qu'il est surtout inconnu. Traitez donc l'ancienneté du dernier contact comme une condition à part entière.

Comment Appaloosa le gère

Appaloosa évalue la conformité en continu sur les appareils iOS, Android et Windows enrôlés : version du système, code de verrouillage, chiffrement BitLocker sur les PC, applications obligatoires, date du dernier contact. Un appareil qui sort du cadre peut être notifié, perdre l'accès aux applications gérées ou voir ses données professionnelles effacées. Cet état de conformité remonté par le MDM peut également alimenter les décisions d'accès prises par votre fournisseur d'identité, qui y trouve son signal appareil. Les politiques Windows sont listées sur la page Windows MDM.

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Questions fréquentes

Accès conditionnel et authentification multifacteur, est-ce pareil ?
Non. Le multifacteur est l'un des résultats possibles d'une règle, pas la règle elle-même. L'accès conditionnel décide quand le multifacteur s'impose, quand l'accès est refusé, et quand un appareil conforme sur le réseau de l'entreprise peut se connecter sans demande supplémentaire.
Faut-il un MDM pour faire de l'accès conditionnel ?
Vous pouvez écrire des règles sur la seule identité et le réseau, mais la conformité de l'appareil est le signal qui prouve réellement que le terminal est sain. Sans MDM pour remonter chiffrement, version du système et code de verrouillage, vous croyez l'utilisateur sur parole.
Comment éviter de bloquer tout le monde ?
Commencez en mode rapport pour voir qui la règle aurait bloqué, excluez au moins un compte de secours avec un mot de passe long conservé à part, et déployez groupe par groupe. Testez aussi le parcours d'un collaborateur en déplacement : les conditions de pays causent le plus de surprises.