Une charte d'utilisation acceptable (AUP) fixe les règles d'usage des appareils, applications et données de l'entreprise. Sur une flotte qui mêle terminaux professionnels et personnels, c'est le document qui traduit votre posture de sécurité en quelque chose que les collaborateurs peuvent lire, signer et appliquer.
Qu'est-ce qu'une charte d'utilisation acceptable pour les appareils mobiles ?
Une charte d'utilisation acceptable pour les appareils mobiles est un accord écrit qui définit ce que les collaborateurs peuvent et ne peuvent pas faire avec les smartphones, tablettes et ordinateurs utilisés pour le travail. Elle couvre les applications autorisées, le traitement des données, les exigences de sécurité comme le code et le chiffrement, et la conduite à tenir en cas de perte d'un appareil ou de départ d'un salarié. Sur une flotte gérée, c'est cette charte que le MDM applique concrètement.
Pourquoi une flotte mobile en a-t-elle besoin ?
Trois raisons. Elle protège les données de l'entreprise en rendant les attentes explicites avant un incident, pas après. Elle protège le collaborateur, en indiquant clairement ce que l'entreprise peut ou ne peut pas voir sur un appareil, ce qui compte surtout sur un téléphone personnel en BYOD. Et elle donne à la DSI une base pour agir : sans charte signée, effacer à distance un appareil perdu ou bloquer une application est une décision que personne n'a acceptée.
Que doit contenir une charte d'utilisation acceptable ?
Une charte utilisable pour une flotte mobile couvre huit domaines :
- Périmètre : quels appareils et quelles personnes sont concernés, terminaux d'entreprise et BYOD.
- Usage autorisé : quelles applications et services professionnels sont permis, et si un usage personnel limité est toléré.
- Usage interdit : jailbreak, installation d'applications de sources inconnues, partage d'identifiants, stockage de données d'entreprise sur des comptes cloud non approuvés.
- Exigences de sécurité : code, verrouillage d'écran, chiffrement de l'appareil, mises à jour de l'OS à jour.
- Propriété des données : ce qui appartient à l'entreprise et ce qui reste privé au salarié, et ce à quoi le MDM peut ou ne peut pas accéder.
- Supervision et vie privée : exactement ce que la DSI peut voir, ce qui, sur un MDM bien configuré, se limite à la conformité de l'appareil, pas au contenu personnel.
- Gestion des incidents : comment signaler un appareil perdu ou volé, et la réponse apportée, dont le verrouillage à distance ou l'effacement sélectif des données professionnelles.
- Départ du salarié : ce qu'il advient de l'appareil et des données de l'entreprise quand quelqu'un s'en va.
Comment appliquer une charte d'utilisation acceptable en pratique ?
Une charte que personne n'applique est un document, pas un contrôle. Un MDM transforme chaque clause en réglage : il impose le code, force le chiffrement, bloque les sources d'applications non approuvées, maintient l'OS à jour, et sur les appareils personnels sépare les données professionnelles pour que la DSI gère le conteneur de travail sans toucher aux photos ou messages privés. Au départ d'un salarié, un effacement sélectif retire les données de l'entreprise et rien d'autre. C'est ainsi que le mobile device management rend une charte réelle, et que la sécurité du BYOD la garde équitable pour le collaborateur.
Comment rédiger et déployer une charte ?
Faites-la assez courte pour être lue. Rédigez les huit sections en langage clair, faites relire les clauses de vie privée par le juridique et un représentant du personnel, puis exigez une signature à l'arrivée et après tout changement majeur. Sur une flotte gérée, associez chaque clause à un réglage MDM pour que la charte et son application ne divergent jamais. Révisez-la une fois par an, et à chaque ajout d'un nouveau système d'exploitation ou d'une nouvelle catégorie d'appareil.
Questions fréquentes
Une charte d'utilisation acceptable est-elle obligatoire ?
Pas universellement, mais le RGPD attend de vous que vous sécurisiez les données personnelles, et une charte signée est une preuve solide que vous avez fixé et communiqué les règles. En BYOD, elle protège aussi l'employeur en documentant le consentement à la gestion.
La charte diffère-t-elle entre BYOD et terminaux d'entreprise ?
Oui. Sur un terminal d'entreprise, la société peut gérer l'appareil entier. En BYOD, la charte doit être plus étroite et indiquer clairement que la gestion se limite au conteneur professionnel, sinon les salariés ne s'enrôleront pas.